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Le café à 6 francs qui a rapporté plus de 250 000 francs

Photo du rédacteur: Victoria Vuillerod
Victoria Vuillerod
21 juil.
3 min de lecture

Le mercredi 12 février, à 7 h 15, Julien pousse la porte d'un hôtel à Lausanne.

Il hésite une seconde avant d'entrer.

Autour de lui, une quarantaine de personnes discutent déjà autour d'un café. Des poignées de main s'échangent, des éclats de rire résonnent. Certains semblent se connaître depuis des années.

Lui, non.


Il est consultant informatique et vient de lancer son entreprise il y a huit mois.

Son expertise est reconnue.

Ses clients sont satisfaits.

Mais un problème commence à peser.

Les demandes arrivent de manière irrégulière.

Un mois est excellent.

Le suivant est presque vide.

Comme beaucoup d'entrepreneurs, Julien passe alors plus de temps à chercher des clients qu'à faire son métier.


Il teste la publicité sur les réseaux sociaux.

Quelques clics.

Très peu de rendez-vous.

Il achète des listes de prospects.

Personne ne répond.

Il envoie des dizaines d'e-mails.

Le silence.

Lorsqu'un ami lui conseille de participer à un événement de réseautage, il répond presque en riant :

« Ce n'est pas vraiment mon truc. Je ne suis pas un vendeur de cartes de visite. »

Pourtant, il finit par accepter.

Cette matinée ne changera pas son entreprise.

En tout cas, pas immédiatement.

Il ne signe aucun contrat.

Il ne vend rien.

Il ne repart même pas avec un prospect.


En revanche, il discute pendant une dizaine de minutes avec une architecte spécialisée dans les bâtiments industriels.

Ils parlent davantage des problèmes de leurs clients que de leurs propres services.

Avant de partir, ils échangent leurs coordonnées.

Puis chacun reprend sa journée.


Trois semaines plus tard, cette architecte reçoit un appel.

L'un de ses clients cherche un spécialiste capable de sécuriser tout le réseau informatique de son entreprise.

Elle pense immédiatement à Julien.


Quelques jours plus tard, un premier rendez-vous est organisé.

Le contrat est signé.

Puis ce client le recommande à un autre.

Puis à un troisième.

Deux ans plus tard, Julien fait le bilan.

Plus de la moitié de son chiffre d'affaires provient directement ou indirectement de cette première rencontre.

Tout a commencé avec un café qui coûtait moins de six francs.


Était-ce de la chance ?

Beaucoup répondront oui.

Et pourtant...


Si vous interrogez des entrepreneurs qui dirigent une entreprise depuis dix, quinze ou vingt ans, vous entendrez souvent des histoires étonnamment similaires.

Un ancien collègue.

Une recommandation.

Un client satisfait.

Un partenaire.

Une rencontre lors d'un petit-déjeuner.

Un salon professionnel.

Un voisin de table pendant une conférence.

Les événements changent.

Le mécanisme, lui, reste toujours le même.


Les grandes opportunités arrivent rarement parce que nous les cherchons.

Elles arrivent parce que quelqu'un pense à nous au moment où une opportunité apparaît.

Et c'est précisément ce que l'on appelle un réseau.


La plus grande erreur des entrepreneurs

Lorsque l'on parle de réseautage, beaucoup imaginent immédiatement une salle remplie de personnes qui distribuent des cartes de visite en essayant de vendre leurs services.

Cette image existe.

Mais elle est très éloignée de ce qu'est réellement le réseautage.

Le réseautage n'est pas l'art de rencontrer beaucoup de personnes.

Le réseautage est l'art de devenir la personne à laquelle on pense lorsqu'un besoin apparaît.

Cette nuance est fondamentale.

Car elle change complètement votre façon de développer votre entreprise.

Vous ne cherchez plus seulement des clients.

Vous construisez un système qui fera venir des clients vers vous.

Et c'est là toute la différence.

 
 
 

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